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26.01.2012, 11:00 - Neuchâtel et littoral
Actualisé le 27.01.12, 10:13

Petroplus a déposé sa demande de sursis concordataire

Le groupe Petroplus, qui gère le site de Cressier, a déposé sa demande de sursis concordataire.
Crédit: David Marchon

Petroplus a déposé sa demande de sursis concordataire, a fait savoir le groupe zougois durant la nuit. Les procédures se sont également précisées du côté des filiales françaises, allemandes et britanniques du premier raffineur indépendant en Europe.

Les filiales d'outre-Rhin, qui gèrent notamment la raffinerie d'Ingolstadt ont demandé l'ouverture d'une procédure  d'insolvabilité. Un administrateur judiciaire a été nommé.

Les filiales françaises, dont dépend entre autres la raffinerie de Petit-Couronne ont de leur côté déposé une demande de redressement judiciaire. Cette raffinerie qui compte quelque 550 employés a déposé son bilan mardi. Elle a été mise en vente le 20 janvier.

En outre, deux filiales britanniques, qui gèrent notamment la raffinerie de Coryton, ont été mises sous séquestre mardi.

Incertitudes pour Cressier

Petroplus possède également la raffinerie de Cressier qui emploie 260 personnes. Son sort reste incertain. Les autorités cantonales croyaient toujours à la possibilité d'un rachat mardi, indiquant que cinq à dix repreneurs étaient intéressés. Elles ont  toutefois refusé de les nommer.

Le premier raffineur indépendant en Europe se trouve en  difficulté financière depuis fin décembre après s'être vu refuser  l'accès à une ligne de crédit d'un milliard de dollars, jugée «indispensable» au bon fonctionnement des opérations. La situation est devenue critique une semaine plus tard avec le gel de l'intégralité des financements.

Le groupe avait déjà annoncé mardi sa volonté de demander un sursis concordataire.

Ouverture d'une enquête pour faillite frauduleuse en France

Une enquête préliminaire pour faillite frauduleuse a été ouverte par la justice française concernant la raffinerie du groupe zougois Petroplus à Petit-Couronne, dans l'ouest du pays, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre, près de Paris, sous le soupçon que le compte bancaire de Petroplus- France a été amputé d'une centaine de millions d'euros (environ 120 millions de francs), selon la même source.

Selon la radio Europe 1, qui a révélé cette information, deux  perquisitions ont été menées mercredi matin par la police, la première au siège de la filiale française de Petroplus dans le  quartier d'affaires de Défense, la seconde à la Deutsche Bank où la  société a ses comptes.

L'enquête française fait suite à la décision du tribunal de commerce de Rouen de placer mercredi en redressement judiciaire pour  six mois la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime),  dont la direction avait déposé le bilan mardi.

Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés par le tribunal pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur.

Cette raffinerie qui emploie 550 personnes est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit  de Petroplus.

Par ats/reuters

Voir également en vidéo:

Petroplus: le syndicat Unia va demander un séquestre




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